Les enjeux des élections présidentielles françaises de 2017 - Eurasiexpress

Publié le 30/04/2017 par Revue de Presse (Actualité)

Source : eurasiexpress.fr

Les enjeux des élections présidentielles françaises de 2017 - Eurasiexpress

Après celle qui a ravagé l’Europe et le monde au XXème siècle, opposant le communisme aux démocraties, voici qu’est apparue une nouvelle forme de guerre civile internationale : celle qui oppose le globalisme post-démocratique, voire même post-humaniste, aux nations. La première est allée jusqu’à la guerre totale entre les deux totalitarismes nazi et communiste au moment où, en juillet 1941, Staline, en désespoir de cause et pour éviter la débacle, ne se décide à rendre au peuple russe ses valeurs traditionnelles, au nom desquelles il a puisé l’énergie pour défendre la patrie en danger, en alliance avec les démocraties. Dès lors le communisme ainsi bridé, dans le cadre d’une guerre froide figée par l’équibre de la terreur, allait bientôt se résoudre dans le XXème congrès du PCUS en 1956, avant que la Perestroïka puis le putsch de Eltsine ne l’achèvent définitivement. La seconde guerre civile internationale surgit alors du champ laissé libre à la “démocratie” et au “libre marché” d’imposer la domination universelle des puissances qui en sont les maîtres, à commencer par les Etats-Unis, utilisant pour cela le soft-power des “révolution de couleur” et la guerre hybride, mais aussi les moyens de la guerre classique, du coup d’Etat et la destruction de sociétés entières.
Ces deux guerres civiles internationales ont eu et ont une dimension internationale et une dimension nationale, qui se combinent. La première avait opposé l’URSS aux démocraties, déterminant des champs d’affrontement dans le tiers-monde et à l’intérieur des nations entre partis communistes et forces nationales. La seconde oppose le bloc occidental mené par les Etats-Unis, dans une volonté de domination unipolaire, à un bloc mené par la Russie et la Chine, partisans d’un monde multipolaire dans le cadre du respect de la souveraineté des Etats et de la légalité internationale. Cette opposition se traduit par une rivalité des deux blocs dans les régions stratégiques du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, mais aussi par l’opposition à l’intérieur des nations entre globalistes post-nationaux, post-démocrates, voire même post-humanistes, et patriotes attachés à la souveraineté de la nation et aux valeurs qui fondent les civilisations humaines.

Deux événements ont bouleversé la donne de cette nouvelle guerre civile internationale l’an dernier, serrant un cran supplémentaire dans les tensions internationales et intra-nationales. Le premier, le Brexit, a donné le coup de grâce à une Union européenne croulant sous les coups de boutoir de l’échec structurel de l’euro, de la dislocation de l’Ukraine, conséquence de l’hubris européiste, et du déferlement de la vague migratoire provoquée par la politique folle des Occidentaux au Moyen-Orient et en Afrique. Le second, l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, a constitué une véritable inversion des pôles, privant les globalistes de leur référence majeure états-unienne. Il n’était que de voir l’hystérie des clones de l’industrie médiatique pendant la campagne américaine pour s’en rendre compte, s’accompagnant de manipulations et de mensonges ahurissants, comme de l’opération sous faux drapeau d’une immixtion de hackers russes dans l’élection, vraisemblablement réalisée par des services américains basés à Francfort. Mais une fois Trump élu, les globalistes sont passés à la contre-offensive, l’empêchant de mettre en oeuvre son programme aussi rapidement qu’il le voudrait (1), notamment dans cet événement messianique que serait un rapprochement russo-américain, particulièrement dans l’éradication du terrorisme islamiste, allié des globalistes.

Dans le cadre de cette nouvelle guerre civile internationale, le moindre événement politique national s’inscrit dans cette dimension internationale, a fortiori les élections générales, comme celles qui viennent d’avoir lieu aux Pays-Bas. Les résultats ont été salués par les commentaires enthousiastes et très peu analytiques de l’industrie médiatique, tant la peur est grande que ne se poursuive sur le continent européen le séisme ouvert par le Brexit et l’élection de Trump, considérant la relative défaite du parti au pouvoir, qui a perdu 8 sièges de députés sur 150, comme une victoire historique, et les progrès relatifs du parti de Wilders, qui en a gagné 5, comme une défaite sans appel.
C’est dans ce cadre que se déroule l’élection présidentielle française, ce qui explique ses circonstances inédites, jamais vues dans la politique française jusque-là. Au lieu de discuter des vrais sujets : le déficit de l’Etat, équivalant à son PIB, le chômage, la croissance économique, une immigration massive aggravant le déficit d’intégration de toute une partie de la population immigrée musulmane, l’école, la sécurité, la politique étrangère de la France, depuis bientôt deux mois, la campagne est quotidiennement polluée par les “affaires”, touchant notamment les deux candidats qui devaient logiquement être opposés au second tour, François Fillon et Marine Le Pen. La raison en est que les programmes de ces deux candidats, s’ils s’opposent radicalement sur le plan économique, s’opposent tous les deux sur bien des points aux dogmes de la politique globaliste :  ils sont déterminés à lutter résolument contre le terrorisme islamiste, que cette dernière utilise et sponsorise, à soumettre la religion musulmane à la loi française comme l’ont été les religions chrétiennes et juive, à mettre un terme à l’immigration massive et au regroupement familial qui se traduisent par l’extension d’enclaves communautaristes, à reconstruire une école détruite par les “réformes” Haby-Jospin-Allègre, à défendre les valeurs qui fondent notre civilisation que le relativisme et le post-humanisme ellegébêtiste des globalistes contestent, et enfin à promouvoir une politique de rapprochement et de coopération avec la Russie. Tout cela fait d’eux une femme et un homme à abattre, dans un lynchage médiatique auquel le Front national est accoutumé, beaucoup moins François Fillon.

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