Iqad al-Himam : Sagesse 50

Publié le 28/03/2018 0

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Pas de petits péchés face à Sa Justice et pas de grands péchés face à Sa Grâce.

 

Je dis : les petits péchés sont ceux pour qui Dieu n’évoque ni de menace, ni d’avertissement que ce soit dans le Coran ou dans les paroles rapportées du Prophète, que la prière et les salutations soient sur lui. Les grands péchés sont ceux que Dieu dissuade de faire, laissant planer la menace du supplice et de la sanction, que ce soit dans le Coran ou dans la Sounnah. Il est dit concernant cela d’autres choses et tout ce qui est dit en dehors de ce que nous venons d’évoquer n’est que le fruit de la vision des actes extérieurs. Si l’on considère que le fait divin n’est pas visible et qu’il s’agît d’une part de Ses mystères, alors on dirige le regard vers Son Indulgence et Sa Justice et on se rend compte que les choses sont différentes de ce que l’on imagine. Dieu le Très-Haut a dit : « Il leur apparaîtra alors de Dieu ce qu’ils ne s’imaginaient même pas ». Celui à qui Dieu a d’abord offert Son Soutien et Ses Faveurs ne sera pas affecté par la transgression et il s’agit là de ceux dont Dieu change leurs mauvaises actions en bonnes actions. Bien que les œuvres sont des signes des états intérieurs, elles sont différentes dans certaines stations spirituelles. Il est donc question dans ces stations de trouver un juste milieu entre la crainte et l’espoir, en étant soumis à Dieu à chaque instant car la Parole juste et vraie de Dieu parachève chaque situation et nul ne peut changer Sa Parole. Si le Vrai, glorifié et exalté soit-Il, vient à toi avec Sa Justice et Sa Majesté, aucuns petits péchés ne demeurent insignifiants et ils deviennent de grands péchés. Par contre, si le Vrai vient à toi avec Sa Grâce, Sa Générosité et Sa Bienfaisance, alors tes grands péchés ne conservent pas leur grandeur et ils deviennent de petits péchés insignifiants.

Yahya Bin Muad Razi a dit : « Lorsque Dieu leur accorde Sa Grâce, il ne leur reste plus aucune mauvaise œuvre et lorsqu’il leur impose Sa Justice, il ne leur reste plus aucune bonne œuvre ». Il a été dit que si l’on mettait l’espoir et la crainte du croyant sur une balance, celle-ci ne pencherait d’aucun côté. « Le croyant est comme l’oiseau dont le corps est supporté d’une manière équilibrée par ses deux ailes » comme l’a dit le maître Zarrouq.

Je dis : Il y a le Hadith de l’homme à qui l’on tend quatre-vingt-dix-neuf registres. Chaque registre est une liste qui s’étend à perte de vue. Puis on lui sort une carte pas plus grande que le bout du doigt, sur laquelle est inscrit l’attestation de foi « Il n’y a de Dieu que Dieu (La Ilaha Illah Allah) ». Et l’on voit que les registres ne font pas le poids de la carte. Cela prouve Sa Grande Indulgence, Sa Miséricorde, ainsi que Sa Générosité et Sa Faveur.

(Sagesse suivante)

La revivification des cœurs à partir du moment où on ne regarde plus ses actes

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