Iqad al-Himam : Sagesse 51

Publié le 28/03/2018 par Karim C 0

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L'œuvre la plus susceptible d'être acceptée et celle que tu as oubliée et que tu ne tiens pas en considération.

 

Je dis : Le maître utilise dans son texte le mot cœur et non pas le mot acceptation (l’œuvre la plus susceptible d’être acceptée), puisqu’il est question ici d’une œuvre bénéfique pour le cœur et c’est le mot qui se prête le plus au contexte.

En réalité tout son discours est axé sur la vie et la mort du cœur et donc cette sagesse signifie que la meilleure œuvre qui puisse être faîte pour revivifier le cœur est une œuvre pour Dieu et par Dieu. Il faut être absent de tout autre que Lui, n’accorder d’attention ni à la part qui nous sera attribué, ni à ses passions et dès lors l’égo est libéré de tout sentiment de force ou de puissance. Lorsque le sentiment de toute puissance devient perceptible il faut se détourner de sa contemplation. Cette image de toute puissance devient insignifiante dès que se manifeste dans le cœur du serviteur la Grandeur de son Seigneur. Et alors tout devient insignifiant pour le serviteur en dehors de son Maître. C’est en sachant et appliquant cela que le cœur vit, puis revit par la contemplation du Monde des Mystères. C’est ce que l’on appelle l’âme de la certitude et c’est de la sorte que vivent les cœurs des Connaissants. Si Dieu veut prendre en charge Son serviteur, alors Il l’élève pour qu’il fasse de bonnes œuvres sans qu’il ne leur accorde d’importance. Le serviteur ne cesse de faire de sérieux efforts à travers les membres sans qu’Il ne l’élève à l’œuvre du cœur. Les membres peuvent alors se reposer de toute fatigue et il ne subsiste plus que la contemplation de la grande avec respect.

Nahjuri, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit : « Parmi les signes montrant que Dieu se charge de l’état d’un serviteur, il y a le fait qu’il ne voie que : son manque dans le culte pur, sa négligence dans ses Rappels (adhkars), son manque de sincérité, les efforts qui ne sont pas assez fournis et le manque de considération et de respect dont il fait preuve dans son état d’indigence. Le serviteur que Dieu a pris en charge ne voit aucun de ses états agrée, il se voit de plus en plus pauvre en intérieurement et nécessiteux en Dieu pour disposer de ce qu’il recherche dans son cheminement, jusqu’à ce qu’il n’ait plus besoin de rien si ce n’est de Lui. »

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